•  

     

     D’abord c’est quoi être féminine ?

     

    Etre féminine...ou ne pas être


     

    Portez les cheveux longs, des jupes avec des talons, adorer les chaussures, le vernis et les sacs à mains et vouloir changer de garde-robe à chaque nouvelle mode ?


     

    Personnellement, je ne veux pas avoir les cheveux longs et lisses comme les poupées. J’ai les cheveux courts parce que j’aime ça, parce que c’est ce qui me va le mieux, parce que je ne souhaite pas mettre 3 heures à me coiffer pour me faire un brushing, un lissage ou que sais-je. Suis-je un homme ?

     

    Etre féminine...ou ne pas être


     

    J’aime les pantalons, je surkiffe les pantalons, je me sens bien dans mon jeans. Quand je suis en jupe, je suis mal à l’aise, j’ai peur du moindre coup de vent, je dois penser à ma position quand je suis assise, quand je marche, quand je monte un escalier. Je sens les regards des mecs qui s’attardent sur moi alors que si j’avais été en pantalon, ils ne m’auraient même pas calculée et ça, ça m’énerve !

    Une fille en pantalon n’est pas digne d’intérêt en somme ?


    Etre féminine...ou ne pas être

     

    Les talons, je reconnais que ça peut être beau (pas trop haut non plus) mais sur les autres ! Alors oui, ça affine la jambe et me fait mesurer plus d’1m70 mais j’ai l’air d’une godiche quand je marche, j’ai mal au dos, mal aux pieds donc au final, ça casse un peu les avantages de la chose ! Quand je vois les émissions de relooking où ‘Miss Magnifaïque’ ne peut s’empêcher de mettre des talons à toutes les femmes sous prétexte que sinon, elles ne seront jamais des vraies femmes, je dis STOP.

    Ces filles à talons ne peuvent pas, sérieusement, traverser la ville à pied, ni parfois aller à la boutique qui se trouve à 500m de là ! Ces filles là ne marchent pas. Elles piétinent, trottinent, c’est joli mais ça ne va pas bien vite et moi, je suis désolée, mais quand je marche, en général, c’est pour aller quelque part et pas à 2 à l’heure si possible.

     

    Etre féminine...ou ne pas être


     

    Bref je ne suis pas féminine selon toutes ces idées. Je suis juste une femme, qui aime faire ce qu’elle a envie et cela, même si ce n’est pas considéré comme ‘féminin’. Je ne veux pas être enfermée dans un stéréotype, un carcan, un modèle de femme imposé par la société et notamment, les désirs de ces messieurs.

     

    Etre féminine...ou ne pas être

     

    Le rose pour les filles et le bleu pour les garçons, on ne va peut-être pas non plus s’enterrer dans les clichés jusqu’en l’an 3000,si ?

     

    Je prends toujours le soin d’être ‘présentable’ par respect pour moi-même et pour les autres (je suis civilisée quand même) Je me maquille (un peu) et je me coiffe, la vie normale en somme. Mes vêtements sont divers et j’ai, bien sûr, quelques vêtements de fille (aucun rose, par contre, c’est contre ma religion) mais en général, j’essaie de les mettre en gardant ma décontraction et mon style (de jeune fille-pas de commentaire !).

     

    Etre féminine...ou ne pas être





    Mais non je ne sors jamais sans soutien-gorge,

    sauf de dos


     

    Je ne me sens pas spécialement flattée que l’on me regarde même si c’est positif /parce qu’on me trouve jolie. Je n’ai pas besoin de ces regards pour m’apprécier moi-même.

     

    Etre féminine...ou ne pas être


     

    Non, je n’ai pas un énorme ego(du tout).  J’ai juste compris rapidement que ce ne sont pas les autres qui font notre valeur et je trouve ces artifices de ‘femmes’ vraiment « too much »(surtout quand ils sont cumulés). De l’apparence, de la superficialité, tout ce que je ne souhaite pas renvoyer comme image de moi.

     

    Je suis brute de décoffrage, je suis cash(un peu trop sans doute). Je peux plaire à certains et pas à d’autres. Mais dans tous les cas, je  veux plaire pour ce que je suis et j’essaie de faire coller mon image à mon ‘moi’ intérieur.

     

    La société d’aujourd’hui renvoie une image de la femme qui est à mes yeux vulgaire et peu flatteuse.

     

    J’ose espérer que la majorité des femmes a autre chose à montrer et à offrir que toute cette superficialité.

     

    Etre féminine...ou ne pas être


     

     Parce que, pour moi, une femme/jeune fille est pleine de qualités que parfois, elle oublie elle-même à force de se préoccuper du regard des autres et de ce que la société attend d’elle.

     

    Etre féminine...ou ne pas être


     

     

     


    6 commentaires
  •  

     

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)


    Dans les rares moments où il me venait à penser que j’aurais un enfant.

    Je ne me suis toujours vu qu’avec une fille.

    Une évidence allant de soi.

    Je ne suis pas adepte du cliché mais il est vrai que dans ma tête :

     

     Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)

    Fille =cérébrale, réfléchie, plus calme, plus mature, jeux calmes




    Versus

     

     

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)



    Garçon=impulsif, impatient,bruyant, toujours dans l’action, immature


     

    Alors, forcément, vu comme ça, une fille était pour moi obligatoire.

     

     Elever une fille me paraissait plus simple, plus naturel et me faisait moins peur. Je ne voulais pas jouer à la poupée, la coiffer/l’habiller etc. ; je voulais juste un enfant dont je sois proche et je ne voyais pas comment je pourrais gérer un garçon dont les intérêts et le caractère me semblaient être en totale opposition avec moi.

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)

     Pour moi, une personne a toujours un sexe, c’est notre genre, notre caractéristique fondamentale. On n’agit/ne réagit pas de la même manière selon que l’on rencontre/soit  un homme ou une femme alors pourquoi le sexe d’un bébé ne serait pas important ?

     

    Je voulais accueillir une nouvelle personne que je me sente capable d’élever et d’aimer et je ne sais pas pourquoi, c’était une fille dans mon cœur.

     

     Quand j’ai rencontré l’Homme, lui aussi s’imaginait mieux avec une fille. Quand je suis tombée enceinte, nous avions donc tous les 2 dans l’idée qu’une fille serait l’idéal pour nous  et nous nous y voyions déjà. Dés que nous croisions un couple avec une petite fille, nous étions attendris et à l’inverse, quand nous croisions un couple avec un garçon (souvent turbulent et bruyant> malchance ou hasard ?), nous nous disions ‘Faites que ça ne soit pas nous ‘.

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)

     

    Et puis, et venu le jour de THE échographie. Celle où l’on SAIT(récit ). Et quand j’ai VU, DE MES YEUX VU, que c’était un garçon, ça a été un vrai choc - un coup au cœur.

     

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)

     

    Comment ça, ça ne correspond pas à la commande?


    J’étais rassurée que tout aille bien pour mon bébé mais les larmes sont montées, ma vue s'est brouillée et dés que je suis sortie de la salle d’écho, j’ai pleuré. Je me sentais coupable d’être triste mais je l’étais. C’était dur.

    Personne ne me comprenait vraiment.

    L’Homme s’est vite fait à cette nouvelle idée.

    Moi, il m’a fallu du temps.

     J’ai pleuré encore les jours suivants et puis de moins en moins. Je me sentais vraiment coupable mais il fallait que ça sorte, que je fasse le deuil de cette « petite fille imaginaire » que j’avais portée 5 mois dans ma tête .

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)

    Les jours ont passé et finalement, plus vite que je n’aurais cru je me suis préparée à « l’inconnu » : Un garçon. 

    (Malgré les remarques qui me donnaient des envies de meurtre,du style «Une fille c’est plus calme/c’est mieux mais tu verras, un garçon, c’est bien aussi et sinon, t’en fera un 2ème »>Mais bien sûr ! Et si le 2ème c’est un garçon aussi, y a échange ou remboursement? !)

     

    Nous lui avons vite cherché un prénom et nous l’attendions de pied ferme.

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)Mais les questions se bousculaient : ‘Comment allais-je pouvoir me sentir proche d’un être si différent ?Allions-nous pouvoir partager des choses ensemble ?Comment arriverais-je à le comprendre ?’



    Pas de soucis, tout va bien, je respire encore...

     

     Et puis, il est arrivé. Et au jour le jour, je sens une complicité entre nous que je n’aurais jamais imaginée.

     

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse) (Vas-y,verse ta larme... personne regarde)


    Il est câlin, taquin, plein d’humour et certes casse-cou et impatient mais au final, je me dis qu’il me « correspond »bien, je l’aime plus que tout au monde  et je n’arrive même plus à imaginer ce que ça aurait pu être d’avoir une fille(l’esprit est tordu !).

     

    Je ne suis pas allée jusqu’à faire des calculs ou des régimes pour avoir le sexe souhaité alors que je savais que je n’aurais ‘qu’une chance’(On ne veut qu’un enfant mais c’est un autre débat ! à suivre) .

     

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)


    J’ai laissé faire le destin et au final, il a bien fait les choses et m’a apporté l’enfant qui me correspondait et peut-être qu’avec une fille ça n’aurait pas été plus « naturel » ou « simple » car il y a des côtés ’fille ‘qui ne plaisent pas du tout non plus : le rose, les princesses, les paillettes, les cris stridents  et j’en passe. J’aurais pu avoir une fille totalement différente de moi aussi.

     

    Entre l’enfant réel et l’enfant imaginaire, il y a un tel gouffre qu’on ne peut pas savoir à l’avance comment il sera et comment on sera en tant que mère (surtout pour le 1er). Je pense que j’avais besoin pendant les 1er temps de me rassurer ‘virtuellement’ et une fois que j’ai su concrètement, il ne me restait plus qu’à me préparer et à me rassurer, autrement.

     

    C’est pour ça que savoir le sexe était pour moi PRIMORDIAL car cela m’a permis de mettre une réalité sur ce bébé qui allait changer nos vies, j’avais besoin de cette préparation psychologique.


    Je sais que c’est un sujet tabou mais j’espère que mon témoignage permettra à celles/ceux qui ne comprennent pas, d’avoir un œil nouveau (et compréhensif) et pour celles/ceux qui le vivent de se sentir moins coupables et de se dire qu’au final, l’enfant qu’on accueille est fait pour nous, quelque soit son sexe car même si fille et garçon sont différents, dans TOUS LES CAS, l’enfant imaginaire sera (sûrement) différent dans la réalité, même avec le sexe souhaité.

     

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)



    10 commentaires
  •  

    Naïve que j’étais, je pensais que les écographies étaient toujours des moments de félicité et de gagaterie parentale (hormis en cas de maladie, etc.)
     
    Bref, pour moi, bien qu’il n’y ait pas eu d’anomalies particulières, ces moments ne m’ont malheureusement pas laissés de très bons souvenirs exception faite de la toute toute première (non « officielle », pour confirmer que j’étais bien enceinte) Là, j’ai vu un mini-cosmonaute grand comme un haricot mais avec déjà un cœur qui bat.
     
    La 1ère échographie (officielle) : J’y suis allée avec l’Homme, toute heureuse et impatiente de voir enfin ce bébé qui était en moi.
    L'enfer des échographies

    La gynéco (que je ne connaissais pas) était aimable comme une porte de prison. Une voix sèche et un ton impératif (« Déshabillez-vous ! » « Mettez-vous  là ! » « Pas comme ça ! »etc.)

    Je n’aime déjà pas les gynécos en temps normal, là, j’étais servie…

    L'enfer des échographiesComment ça, j'suis pas aimable?

     

    ELLE m’a fait une échographie par sonde vaginale car soi-disant c’était mieux (cela dit, de par tous les témoignages recueillis j’ai été une des seules à avoir du subir ça, mais passons) Très désagréable, le truc est ENORME et donc,douloureux quand ELLE y allait un peu fort, j’ai tenté de lui dire de faire doucement mais ELLE m’a dit « C’est comme ça, de toute façon je ne peux pas faire autrement » (Non, évidemment! Vu votre douceur et votre gentillesse…).

     

     L’écran était tourné vers l'Homme et vers ELLE, de telle sorte que je ne le voyais que de biais et il fallait que je me contorsionne pour voir quelque chose ! Bien évidemment, si je me penchais trop, ELLE me remettait à ma place en me disant de ne pas bouger…

    Bref, j’ai quand même pu entrapercevoir mon Petit Bébé de profil, faire des bulles et bouger, mais vraiment très peu et pas dans un contexte très propice. Les 'photos' prises n’étaient pas très top non plus, bref, que du bonheur.

    Je lui en veux encore de m’avoir gâché ce moment.

    L'enfer des échographies

                                                 On fait moins la maline, maintenant!

     

     

    Je sais que les échographies sont des moments « médicaux » pour vérifier que tout va bien mais, en tant que professionnels de santé, ils devraient aussi être assez humains et intelligents pour coupler cela avec un moment spécial et unique pour les parents (il n’y en a que 3 en 9 mois donc on aimerait pouvoir en profiter !)

     

     

    La  2ème échographie: Celle où on découvre le sexe du bébé (si on veut).  L’Homme était en déplacement pro (nous en étions tous les 2 très tristes mais c’est comme ça). Du coup, j’avais demandé à ma meilleure amie de m’accompagner mais elle n’a pas pu à cause d’une alerte de neige ce jour-là qui m’a fait avancer mon RDV(à la maternité et pas dans le même cabinet que pour la 1ère). J’y suis allée avec une connaissance pour ne pas être seule. La gynéco et son étudiante n’ont pas voulu qu’elle rentre avec moi car elle n’était pas de la famille ! (Ce n’est pas comme si j’avais ramené 12 personnes il me semble, mais bon) J’ai donc du y aller seule. Là, ELLES étaient plutôt sympa je reconnais : « - On regarde si tout va bien, et après on vous montre le sexe si vous voulez savoir »  «- Oui, je le veux ».

    Depuis 5 mois, je pensais avoir une fille, l’Homme aussi, on réfléchissait au prénom, on se voyait bien comme ça, c’était une évidence pour nous.

     

    ELLES m’ont dit « -Allez, on vous montre et on vous laisse deviner »

    L'enfer des échographies

    J’ai tout de suite vu que c’était un garçon, j’ai eu du mal à retenir mon émotion, j’ai juste lâché «-C’est un garçon ».


                                                                         Oui, j'ai un zizi et alors?!

     

    ELLES « -Ouais!C’est super un petit gars, hein ? » silence « Euh, ça va ? Ce n’est pas ce que vous espériez ? Mais vous allez voir, c’est super ! »On sort les ballons et les cotillons...

    Je laisse cette partie en suspens, car j’en reparlerai dans un futur aL'enfer des échographiesrticle.


    Je dirai juste que je n’ai pas vécu cette échographie l’allégresse au cœur (d’autant plus que j’étais seule).



    Contente quand même (au fond) que tout aille bien.

     

     

     

    La 3ème échographie : Là, c’est plutôt une question de ‘malchance ‘ vu que le bébé ne voulait pas enlever les mains de son visage, donc on ne l’a quasiment pas vu(l’Homme était là). On ne pouvait plus le voir en entier (vu sa taille), bref, on n’a vu que des ombres et des contours. Pas un souvenir à couper le souffle…

    L'enfer des échographies

     




    Coucou me voilà!

    Tu vois mes oreilles, c'est déjà pas mal!


    Mais à ce stade, on n’était plus tellement déçus, on savait qu’il n’allait pas tarder à nous rejoindre dans la vraie vie.

     

    J'avais envie de partager ça car c’est quelque chose qui me tenait à cœur. J’ai conscience que ce ne sont que des incidents minimes mais pour moi, c’était important et je l’ai mal vécu sur le coup même si, ensuite, j’ai relativisé.

    Personne n'en parle trop ou alors toujours comme un moment super, alors...

     

    Et vous, vos échographies ?

    Très bons souvenirs ? Souvenirs mitigés ?

    Pensez-vous que le bien-être des parents est secondaire?

     


    7 commentaires
  •  

    J’ai longtemps pensé que je ne voudrais jamais d’enfant (et que je ne changerais jamais d’avis).

    La révélation

     

    Pour moi  bébé était synonyme de :

     

    Avant que bébé soit là :

     

    • Grossesse et tous ses maux merdiques (moi qui n’aime pas être malade et déteste plus le gynéco que le dentiste)

     

    • Changement de silhouette et de poids (une femme enceinte, je ne trouve pas ça beau, en tout cas, pas exceptionnellement magique ou magnifique) 

     

    • Accouchement dans la douleur (j’imaginais déjà le pire comme l’impossibilité d’avoir la péridurale, etc)

     

    • Désastre post-bébé (vergetures,kilos,etc. et assumer tout ça sans plaindre, hein !).

     

    Une fois le bébé arrivé :

     

    • bruit(pleurs, jouets,etc),

     

    • pipi,

     

    • caca,

     

    • vomi,

     

    • perte de liberté,

     

    • perte de sommeil

     

    • perte d’amis

     

    • futur adolescent au caractère de chiotte bien trempé

     

    • Avenir et bonheur incertain pour lui

     

     

     

    Suffisamment d’arguments à mon goût pour ne pas vouloir en mettre un dans ma vie.

     

    Je ne comprenais absolument pas cette histoire d’horloge biologique, d’envie irrépressible et encore moins celles qui depuis toujours voulaient des enfants .

     

    Et puis, vers 27 ans, un boulot qui me convenait de moins en moins et dont je voulais m’éloigner (même juste temporairement-histoire de reprendre du poil de la bête), une projection vers mon avenir : mes 30 ans qui se rapprochaient à grands pas et puis après ? Un bébé a 30 ans, ca nous amène à 50 ans quand il en aura 20, plus on décale, plus on est vieux quand notre enfant est encore jeune et ça, pour l’avoir vu (et plus au moins vécu) via une amie, je ne le souhaitais pas.

    La révélation Jeunes parents,c'est dans la tête!Hum.

     

    Revenons à nos moutons, donc, j’avais également un Homme  gentil, attentionné et qui partageait les mêmes valeurs que moi et la même idée qu’au final, on aimerait bien être parent et élever un enfant, l’aimer, lui inculquer des valeurs, en faire quelqu’un de bien. Malgré les contextes écologique, politique et économique des plus moroses (oui, pour info, aucun de nous 2 n’est optimistes à la base), on s’est dit qu’on se donnerait les moyens pour que notre enfant soit le plus heureux possible et ne nous en veuille pas trop de l’avoir amené dans ce grand merdier (croisons les doigts).

    Advienne que pourra, on se lance!

     

    La révélation (ou comment j'ai changé d'avis)A quoi je suis rattaché au fait? 


    Arrêt de pilule, fin de grandes vacances  2010 et là, pas de règles (pour moi qui suis d’une régularité sans faille> très suspect).

     

    J’ai demandé à l’Homme d’aller à la pharmacie acheter un test de grossesse. Je ne me voyais pas arriver à la pharmacie et demander ça  (c’est comme les préservatifs), j’avais honte voilà, c’est tout, et je ne sais même pas pourquoi. Je n’avais juste pas envie qu’on me regarde de travers, qu’on me regarde tout court !

     

    Sur la notice (oui, je lis la notice et je suis très sérieuse là-dessus) c’était noté qu’il valait mieux faire le test le matin au réveil. Moi je fais comme on me dit, sauf que du coup, je n’ai pas dormi de la nuit !’ Est-ce que je le suis ou pas? Qu’est-ce qui va m’arriver ? Putain, j’y crois pas, qu’est-ce qu’on a fait ?’

    La révélation


    A  6h50 tapante, j’étais sur le pied de guerre, enfin le trône plutôt (C'est un lieu clé mais ça, à l'époque, je ne le savais pas encore!).

     

    Ingénieuse, j’ai fait pipi dans un petit pot pour être sûr de pas rater le bâtonnet (bon entraînement cela dit, les femmes enceintes ou l’ayant été me comprendront). J’y plonge donc THE bâtonnet test et vois tout de suite la ligne apparaître mais comme c’était marqué d’attendre 3 minutes, je l’ai posé loin de moi et j’ai attendu (comme si éloigner le pot allait faire s’effacer le trait que j’avais vu, je commençais déjà à perdre mes neurones il faut croire !)

     

    Comme de bien entendu, quand j’ai repris le test de grossesse, il y avait toujours ce trait bien marqué, sans doute possible. J’étais ENCEINTE. Rien que le mot, je ne trouve pas ça beau…sans parler du mot grossesse qui lui me fait tout de suite penser à une baleine échouée femme énorme.

     

    Mais bon, voilà, j’avais un bidule à l’intérieur de moi et plus de marche arrière possible. Ma vie allait changer…

    La révélation

     

    J’ai eu le souffle coupé, j’ai ouvert la fenêtre pour prendre un bon bol d’air. J’ai réfléchi à comment l’annoncer à l’Homme, et puis, comme je ne suis pas quelqu’un qui aime tourner autour du pot ou faire des trucs nunuches, je suis simplement aller le réveiller  avec un bisous (apparemment, lui, ça ne l’avait pas empêcher de dormir) et lui dire « Réveille-toi, Papa ».

     


    9 commentaires
  •  

    J’ai peur des vacances.

    J'ai peur des vacances

     

    Bon, dis comme ça, ça parait louche !

     

    Non, je ne suis pas accro à mon travail au point d’avoir peur de partir en vacances  et de tout laisser en plan (dieu me préserve, s’il existe). Mais alors pourquoi ai-je peur des vacances me direz-vous ?

     

    Et je vous répondrai : Pour le trajet avec MisterBB.

     

    1er scénario : MisterBB n’est pas un de ces enfants qui s’endort miraculeusement à peine installé dans son siège-auto.ô non !

    MisterBB ne dort que s’il a envie de dormir et c’est tout ! Et s’il n’a pas envie de dormir et qu’il est en siège-auto -même en lui mettant 12000 jouets accrochés à porter de mains- IL S’ENNUIE ! (bah, oui, comme nous quoi) et IL RALE ! Surtout ça : il râle, il chouine et parfois, ça dégénère en pleurs et genre, là, en mère pas indigne, tu te dis que tu vas t’arrêter, lui faire un gros câlin, lui dégourdir vite fait les jambes, lui faire prendre un petit bol d’air et c’est parti mon kiki ! Aaaahhh ! Naïve que tu es !

     

    Le vicieux MisterBB se tend comme un arc (et il a de la force le bougre) pour ne pas qu’on puisse le réinstaller dans le siège-auto, il lutte comme si ça survie en dépendait (nan mais, oh ! Il déconne quand même !) Bref, au final, on parvient à le mettre dans le siège-auto, il crie encore et puis d’un coup, plus rien : il s’est endormi ! Ouf ! Répit ! On roule, on roule ! Mince, j’ai envie de faire pipi !! Non pas maintenant, bon…

     

    2ème scénario : MisterBB est calme, il gère, il comate, il touche ses jouets (ah quand même !). On fait une pause. On se détend, l’Homme et Moi-même emplissons nos estomacs de sandwichs et autres chips, on essaie 1 fois de donner le bib’ à MisterBB. Il refuse, le pousse, tourne la tête, bref pas faim, d’accord. 2ème essai de bib’ au milieu de la pause, toujours pas faim - Bon, d’accord. Avant de partir, nouvel essai pour le bib’, toujours pas. On décolle, on lui donnera au prochain arrêt (on s’arrête très régulièrement pour ma chère vessie).

     

    5 minutes chrono après avoir démarré la voiture, nous roulons et qui on entend chouiner à l’arrière parce qu’il a faim ? Nan ? …Et si ! MisterBB fait savoir que c’est maintenant qu’il veut le bib’ et c’était pas y a 5 minutes. Non, non. Et si on ne se décide pas rapidement, les décibels vont augmenter donc vite, une aire d’autoroute, un chemin, un parking quelque chose ! Tout le monde est énervé, bref, c’est chiant !

     

    Une fois, me direz-vous, ce n’est pas dramatique…

    Mais non, c’est à chaque fois ! L’un ou l’autre des scénarios  (ou les 2 , soyons fous!) se produit.

    Aux dernières vacances, un trajet de 5h s’est transformé en trajet de 8h, on était crevés !

    Et qui s’est réveillé le lendemain matin à 6h, pétant le feu ? MisterBB, évidemment !

    J'ai peur des vacances

    Ah, si MisterBB était aussi calme en voiture, ça serait tellement reposant!

     


    3 commentaires