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    Si vous avez eu la bonté (et le courage) de lire mes articles précédents, vous connaissez maintenant un peu mon parcours de la ‘No kid’ convaincue à la  ‘mère poule ‘que je suis devenue.

    Bébé, mode d'emploi


    Parfois, ce cheminement me laisse encore perplexe moi-même : Comment ai-je pu changer autant ? Instinct maternel, horloge biologique, magie ?

    Bébé, mode d'emploi

    Je n’ai jamais cru en l’instinct maternel ni en l’horloge biologique, alors, magie ??

     



    Presque.


    Je n’ai pas eu de gros déclic pendant la grossesse, pas de *magie du pays des bisounours *, non,non.

    Cet état, bien qu’imposant(!) se révélait pour moi un peu abstrait. Bébé, mode d'emploiJe savais bien que je partageais mon corps avec quelqu’un (je trouvais cet état extrêmement bizarre) mais tant qu’il n’était pas là, cela restait quelque peu irréel.









    Quand il est né et qu’on l’a posé sur moi, j’avais encore du mal à y croire (c’est moi qui l’ai sorti de mon corps, c’est complètement dingue !). Et puis, au fil des heures et des jours, ses grands yeux ouverts sur le monde, ses mimiques m’ont fait totalement fondre.

     

    Bébé, mode d'emploi


    Et au-delà de ça, moi qui évitait au maximum d’approcher et de porter les bébés des autres (jamais changé une couche ou un body avant MisterBB), j’ai eu l’impression d’être un peu touchée par la grâce (et non la graisse). La sage-femme nous a montré 2-3 trucs et c’était parti. Pas de cafouillage, ni rien, top chef ! Comment est-ce possible ? Moi qui ai habituellement 2 mains gauches, me voilà à changer MisterBB plus vite que mon ombre !

     

    Bébé, mode d'emploi


    Depuis sa naissance, j’ai (Parfois?/Toujours?) tendance à envisager les choses à l’avance et à m’en faire une montagne alors que dans les faits, j’ai l’impression qu’il sait lui-même quand c’est le moment et nous le fait comprendre !

     

    Bébé, mode d'emploi


    J’avais peur de la diversification et en fait, c’est lui qui a refusé le bib’ (momentanément) pour les petits pots, j’avais peur des dents (et j’avais raison, mais là, on n’y peut rien), j’avais peur de ne pas savoir quand l’aider à se mettre assis, debout, lui donner tel ou tel jouet, lui donner telle ou telle nourriture mais tout se déroule avec fluidité, il me prend par la main (depuis quelques temps, c’est même au sens littéral et non au figuré !) et me montre comment être mère.

    Il évolue tellement vite, il sait parfaitement ce qu’il veut et ce dont il a besoin(en général). Alors, je lui fais confiance, je NOUS fais confiance, MisterBB était bien le bébé qui me fallait, il me montre presque son mode d’emploi au fur et à mesure (pour garder le suspens, quand même) et pour la mère débutante que je suis, c’est juste TOP.

     

    Bébé, mode d'emploi

     

     

     


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    Au-delà des mots

    En pensant à tous les moments partagés avec mon fils : les câlins, les bisous, les fous rires, les moments de complicité et de réconfort alors qu’il ne parle pas encore ; je me dis que c’est dommage qu’il ne se rappelle pas ces instants de complicité plus tard, c’est un peu triste.


    (La mémoire à long terme ne se construit que vers 2-3 ans >un article intéressant )


     Je communique tellement avec MisterBB qu’il m’arrive d’oublier qu’il ne parle pas. Parfois, je dirais presque ‘il m’a dit’ alors qu’en fait, non : il m’a montré, il m’a souri, il m’a pris par la main, il attiré mon attention vers, etc.

     

    Au-delà des mots


    Ce lien non verbal est tellement fort, tellement chargé d’émotions et de sentiments au-delà des mots.

    Pourquoi faut-il qu’il disparaisse au profit de la (parfois malencontreuse) relation verbale que l’on aura plus tard avec lui ? A partir du moment où les mots apparaissent, il y a source de conflits, de négociations, de discussions, de malentendus…

     

    Au-delà des mots


    Bien sûr, cela donne place à l’échange et à une autre forme de relation, mais à mon sens, il y a une pureté dans ces premiers échanges qui disparait. Jamais je n’aurais cru pouvoir ressentir et transmettre autant juste par les gestes et les regards.

     

    Au-delà des mots


    Jeune nullipare que j’étais, je pensais que je serais impatiente qu’il parle et soit un enfant plutôt qu’un bébé. Je me disais que ce stade n’était pas très intéressant mais qu’il fallait que j’en passe par là pour arriver à l’enfant « interactif ».

    Evidemment, la maternité m’a fait prendre conscience rapidement que le stade de bébé était extrêmement riche (voire peut-être même plus ? ) que le stade suivant (parole) que tout le monde « connait » puisque l’on vit dedans tous les jours(c'est pour cela qu'il peut paraître rassurant).

    Au-delà des mots

     

     

     

    Le fait que bébé ne parle pas (à part 'Maman', 'Papa') me donne la liberté de lui montrer tout mon amour et ma fierté,


    Au-delà des mots

    je n’ai pas la pudeur qu’ont mes parents envers moi concernant leurs émotions et leurs ressentis. 


     

     

     

    J’espère que quand il sera plus grand, j’arriverai toujours à lui exprimer mes sentiments et mes encouragements et que je garderai avec lui ce lien si spécial.


    Je sais que ça n'est pas évident.


     

     


     


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    Mais d'où tu tiens ce caractère?

    Avant d’avoir MisterBB, je pensais que les parents avaient quasi tout ‘pouvoir’ pour faire du bébé qu’ils amenaient sur terre l’être dont ils rêvaient (plus ou moins). Ma théorie a bien sûr quelques failles car qui rêvent de créer un serial killer ou un dictateur ? Bref, je m’égare.  

     

    Je pensais donc, que le bébé n’ayant pour seuls interlocuteurs dans les 1ers temps de sa vie que sa famille proche était modelé par ceux-ci (consciemment ou inconsciemment ) et que d’autres traits de caractère venaient ensuite se greffer avec le temps, au fur et à mesure de sa vie et des expériences.

     

    Mais d'où tu tiens ce caractère?


     

    Mais quand MisterBB a vu le jour, j’ai noté chez lui des traits de caractère qui ne se sont pas démentis depuis et j’avoue que cela me laisse encore à ce jour perplexe !

     

    Par exemple : il est né curieux, éveillé avec un petit air coquin(voire malicieux) qu’il a gardé et développé !

     

    Il était très exigeant en câlin, ce qu’il est toujours et avec tout le monde.

     

    Il était également impatient dés la sortie de la maternité: quand il avait faim, il ne fallait pas traîner. Par contre, il prenait son temps pour boire son bib et le faisait à sa manière (il lui arrivait de boire par phases  de : ‘j’en veux-j’en veux plus’ qui pouvaient durer TRES longtemps).

     

    Tout ça pour dire que je n’ai rien fait, ni l’Homme, pour qu’il soit ainsi. Il est juste né et il avait déjà ses particularités qui le caractérisent toujours à l’heure actuelle. Adorable mais impulsif,  câlin mais impatient, fonceur mais casse-cou, etc.

     

    Mais d'où tu tiens ce caractère?

    L’Homme et moi avons été très surpris de voir à quel point ce petit-être arrivait à nous « exprimer » ce qu’il était via les petites choses qu’il avait à sa disposition et qui se développent bien sûr au fur et à mesure du temps.

     

    Heureusement, MisterBB n’a pas trop choisi les pleurs pour s’exprimer (sauf pour les douleurs ou les plaintes ‘normales’ de bébé et en général remède médical/doux ou Câlins à gogo en venaient à bout) ce qui nous a, on peut le dire, largement simplifier la tâche et ôter cette angoisse de certains parents du « Mais qu’est-ce qu’il a ?? » ; sans toutefois nous épargner la fatigue (faut pas trop en demander non plus).

     

    Nous avons cette impression depuis le début que MisterBB est arrivé pour qu’on apprenne à le connaître et non pas pour que nous le ‘forgions ‘ à notre guise. Bien sûr, nous prenons à cœur notre rôle de parents pour le protéger, l’aimer, l’éduquer et lui inculquer les valeurs essentielles qui compléteront sa personnalité mais au final, je me demande si l’on peut l’influencer autant que ce que je croyais Avant.

     

    Mais d'où tu tiens ce caractère?


     

    L’influence se passe t-elle déjà In-Utero ? Là ça va loin, mais peut-être y a-t-il une part de génétique ?

     

    Comment, sinon, expliquer le caractère des bébés si petits(dés la maternité)?

     

    Quelle marge de manœuvre avons-nous pour faire de notre bébé un être adorable ou exécrable ? (parce qu’il existe bien des gens/des enfants  exécrables qui ont, parfois, des parents tout à fait aimants, je pense ?…) 

     

    Les enfants sont-ils forcément le reflet des parents ?

     

    Qu’en pensez-vous ?

     

     D’où vient le caractère de nos enfants selon vous ?

     

    Mais d'où tu tiens ce caractère?


     


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    J’avais expliqué ici et , à quel point il est difficile pour moi de me dissocier de mon rôle de mère.

     

    Ce week-end, j’ai  lâché-prise.

    J'ai réussi!


    J’ai enlevé mon super costume et j’ai filé la prunelle de mes yeux à Belle-Maman et Beau-Papa (trop heureux de le récupérer, tout gâteau qu’ils sont) pour aller avec l’Homme chez des copains qui nous ont gentiment invités chez eux en Normandie pour un grand week-end  improvisé.

     

    J’avoue que ça fait du bien de ne plus avoir à se préoccuper de : l’heure de la sieste/comment le faire manger tout son petit pot/voyager en voiture/se promener sous le soleil,etc…

    J'ai réussi!



    Je me suis retrouvée telle mon moi d’Avant, à faire ce que bon me semble sans aucune contrainte ni impératif et bon, je l’admets : c’est vrai, ça fait du bien !

    J'ai réussi!


     

     J’adore être mère mais j’y suis tellement plongée corps et âme qu’il faut qu’on m’en sorte « de force » car ma ‘culpabilité’ et mon sens du devoir prennent le dessus sur mon Moi indépendant, femme d’avant.

     

    Depuis que MisterBB est né (17mois) je crois que c’est  la 1ère fois que je me sens vraiment bien en son absence. Détendue, zen, juste à profiter de ces instants (balades, restos, couchers de soleil, bords de mer, que demander de + ?). 1 seul coup de fil de 5 min. par jour pour prendre des nouvelles et être sûre que tout roule.

     

    3 jours/3 nuits sans MisterBB, mon record personnel est battu !

     

    Un petit pas pour l’Humanité et un grand pas pour Moi !

     

    J'ai réussi!


     

     

    Je suis sur la bonne voie.

     


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  • Quand on a décidé d’avoir un enfant avec l’Homme, on a tout de suite pensé qu’on n’en aurait qu’UN SEUL.

     

    Enfant unique, et donc?


    Pour moi, avoir un enfant unique n’est pas une tare, ni un tabou, ni une décision sur laquelle on doit avoir à se justifier. Mais pour "les gens" cela reste un sujet intarissable de critiques/ commentaires/ questions. Pourquoi?

    Je ne suis pas enfant unique, j’ai un frère et une sœur. Ceci dit comme nous avons beaucoup d’écart même si j’ai vécu (un peu) avec eux, j’avoue que nous n’avons pas de relations très étroites bien que je m’entende assez bien avec chacun d’eux. Mais cela dit, mon frère et ma sœur, qui eux, ont partagé leur enfance ne s’entendent pas du tout (depuis toujours ou quasi) du fait de caractères diamétralement opposés. J’ai donc eu un aperçu de la vie de fratrie et de la vie d’enfant (presque) unique (vu que j’étais seule avec mes parents). Personnellement, je n’ai pas détesté du tout être presque unique, cela correspondait à mon caractère.

     

    Il me semble qu’être enfant unique n’est pas une prédestination au malheur.

    Enfant unique, et donc?


     

    Unique ou pas, on peut être :

     

    >Sociable ou plutôt solitaire

     

    >Généreux ou égoïste

     

    >Heureux ou malheureux

     

    >Optimiste ou pessimisteEnfant unique, et donc?

     

    >Extraverti ou timide

     

    >Patient ou impatient

     

    >Trop gâté ou ayant le sens des valeurs

     

    Tous ces points de caractère sont liés à un ensemble de facteurs bien plus complexe que le fait d’être dans une fratrie ou non.

     

    De plus, avoir plusieurs enfants ne présage  

    pas de l’entente q u’il y  

      aura entre eux: cela peut être parfait ou conflictuel voire hai neux, c’est également un pari.Enfant unique, et donc?



    Pourquoi ce pari serait-il plus risqué que celui de faire un enfant unique en pensant qu’il pourra tout aussi bien être équilibré et heureux ?  

     

    Enfant unique, et donc?

     

     

    J’ai d’ailleurs remarqué que la plupart du temps, les enfants uniques qui auraient aimé avoir un frère ou une sœur, l’auraient voulu plus vieux…Et ça, quoiqu’il arrive, ça n’aurait jamais été possible n’est-ce pas ?Donc au final, peut-être que la réalité d’un petit frère/petite sœur ne les auraient pas réellement comblé.

    Je vois beaucoup (trop ?) de parents qui font le 2ème pour ne pas que le 1er se sente seul.Je ne suis pas sûre que l'un empêche l'autre... On peut se sentir seul même en étant dans une fratrie: ne pas se sentir proche ou compris, etc.

     

    Certes, il y a des choses qu’un enfant unique ne connaîtra pas comme :

     

    Le fait d’avoir des neveux/nièces

     

    Partager l’attention de ses parents (pas de frère ou sœur pour faire diversion, ça c’est certain)

     

    Pas de frère ou sœur pour faire des bêtises (et du bruit !)

     

    Pas de frère ou sœur pour partager la vieillesse de ses parents (puis leur mort un jour).

     

    Sur ce dernier point, je veux juste dire que, en tant que parent, je ferais tout mon possible pour que mon enfant n’ait jamais à se sentir « responsable » de moi (et ce, même si j’en avais plusieurs d’ailleurs) donc je trouve que c’est un faux problème (d’autant que souvent dans les fratries, un seul se retrouve avec le(s) parent(s) à charge).

     

    Quant à la disparition, cela arrive assez tard en général (croisons les doigts)  pour que l’enfant ne soit pas seul à ce moment là (en couple, avec des enfants peut-être, avec des amis de plus ou moins longues dates bref des gens autour).Et même s’il est seul, si cet enfant doit surmonter des difficultés, des épreuves cela ne fait-il pas partie de la vie humaine tout simplement ?

     

    Les parents qui choisissent de n'avoir qu'un seul enfant sont tout aussi respectables que ceux de fratrie, ils n’ont pas forcément de problèmes psychologiques inconscients ou autre.

    Ils ont juste fait un choix : un choix pour la planète qui va de moins en moins fort et doit supporter de plus en plus d'habitants (trop), un choix pour eux-mêmes (oui, un enfant c’est de l’amour mais c’est aussi du temps , de l’argent,  de la fatigue et des soucis), un choix pour cet enfant qu’ils ont juste choisi d’aimer et d’élever au mieux sans se disperser.

     

    Enfant unique, et donc?


     

    Se dire qu’un enfant sera comme-ci ou comme-ça parce qu’il est unique (ou pas), c’est simplement faire perdurer des clichés qui devraient, selon moi, disparaître et laisser place à l’intelligence acquise, à la foi en l’enfant lui-même et en nos qualités de parents.

     

    Et tous les parents le savent, chaque enfant, quel qu’il soit, est unique !

    Enfant unique, et donc?



     

     

     

     Un article sur le sujet à lire: ICI

     

     

     


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