• Big boys don't cry

     

    Big boys don't cry

     

      Pourquoi tant de personnes n’arrivent pas à accepter qu’un enfant pleure ? Si un garçon pleure c’est une chochotte et si une fille pleure c’est une pleurnicharde…Super tableau !

     

    MisterBB grandit mais quelque chose semble ne pas changer : sa sensibilité.

    Il n’aime pas qu’on le bouscule, il n’aime pas qu’on crie, il n’aime pas la brusquerie voire la violence des autres enfants. MisterBB c’est un grand baraqué gentil.

    Alors quand ça arrive, dans le meilleur des cas, il fait la moue et s’éloigne (mais tente toujours de revenir à la charge) et dans le pire des cas, il pleure. Parfois aussi, il dit « a peur » pour tout et n’importe quoi(un bruit, une chose).

    Et à ce moment là, quand ça n’est pas moi qui le prend en charge, Big boys don't cryje n’aime pas car, que ça soit MisterPapa ou les grands-parents, TOUS lui disent « Ne pleure pas, ne soit pas une « chochotte » »(en gros) ou « tu n’as pas peur, y a rien ».

     

    CA M’ENERVE !!

     

    Je sais qu’ils ne pensent pas à mal. Je sais qu’ils pensent que c’est pour « son bien », pour qu’il se forge une « carapace ».

    Mais moi, je ne pense pas que ça soit la bonne solution de nier ses émotions/le culpabiliser d’avoir ressenti de la peur ou un mal-être. 

    Oui, c’est un garçon, et alors ?

    Oui je sais que certaines filles sont moins sensibles que lui que ça soit émotionnellement ou physiquement, et alors ?

    Je me suis fâchée avec MisterPapa à ce propos car je ne comprends pas pourquoi MisterPapa se braque autant face aux peurs (réelles ou imaginaires) de MisterBB.  D’office, il les nie et essaie de faire « entendre raison » à MisterBB (alors que c’est un papa poule/ superprotecteur). Il voudrait que MisterBB ne pleure jamais et n’aie jamais peur mais ça n'est pas possible! Et ça ne veut pas dire que nous sommes mauvais parents.

    Pour moi, quand MisterBB est en pleurs ou qu’il me dit « a peur », j’accueille juste son sentiment et je le garde près de moi en essayant parfois de lui faire en dire + et du coup, de lui-même, il se calme/n’a plus peur. Parfois, il continue avec sa « peur » -même si je suis à peu près sûre que depuis qu’il a compris le concept, il essaie d’en jouer plus qu’il n’a de réelles peurs…

    Souvent, ça ne sont que des phases qui passent toutes seules.

    Bref, j’essaie de ne pas le critiquer, lui faire la morale ou le juger parce qu’il pleure. S’il pleure, c’est qu’il a besoin de pleurer et puis après, ça va mieux et voilà.

    Finalement, ça demande moins d’énergie que d’essayer de lui faire entendre «raison » et puis c’est beaucoup moins ‘agressif’ comme message.

    Ca n’est pas parce que MisterBB est un garçon que je dois l’empêcher d’être et de ressentir les choses. Je suis consciente que s’il reste aussi sensible et empathique, il fera certainement partie des « trop gentils » mais je serai fière de lui car je trouve que ce sont malgré tout de grandes qualités.

    Big boys don't cry3

    Et vous, comment gérez-vous la sensibilité de votre enfant ?

    Trouvez-vous que c’est notre rôle de les « endurcir » ou doit-on les prendre tels qu’ils sont ? 

     

     

     

    « En mode écoloA quand le 2ème? (lettre ouverte) »

  • Commentaires

    1
    Mardi 21 Mai 2013 à 15:18
    unicks

    ce que je trouverais le plus difficile c'est de différencier la réalité de la comédie. je ne pense pas que j'aurais du mal à accepter un gamin qui aurait peur d'un peu tout. enfin, dans le cas de misterBB je comprends plutôt sa peur comme un "je n'aime pas cette situation" mais le terme "peur" est plus facile pour lui je suppose. ce que je ne supporte pas par contre, ce sont les gosses qui commencent à chouiner et qui ne veulent pas dire pourquoi alors qu'ils savent très bien parler.

    2
    Emma June Profil de Emma June
    Mardi 21 Mai 2013 à 15:36

    @Unicks:

    Oui voilà, pour MisterBB (qui ne sait pas encore bien parler) le mot peur englobe tout :peur, bizarre, mal à l'aise...

    Quant aux enfants qui chouinent sans dire pourquoi, peut-être n'ont ils pas été entendus ou qu'on s'est moqués de leurs peurs dans le passé?...

    Quand je n'avais pas d'enfant, j'étais beaucoup moins impliquée et compréhensive cela dit! J'ai beaucoup lu et beaucoup appris sur les émotions, le dialogue et la communication en devenant maman!

    Quoiqu'il en soit, ça ne coûte rien d'accueillir une émotion sans juger, ni moquer. Ecouter et puis parfois, dévier, désamorcer avec humour ça marche

     

    3
    Mardi 21 Mai 2013 à 15:45
    Cleophis

    Mes beaux-parents appellent leurs petites-filles "les pleureuses", tu vois le tableau! C'est une construction sociale et c'est des fois difficile de s'en défaire, je me revois il y a pas longtemps dire à mon fils qui pleurait après s'être cogné la tête: "Roo, t'es un bonhomme ou pas!" J'ai regretté tout de suite mais ça prouve bien à quel point c'est ancré en nous. Soit on le reconnaît et on essaye d'agir autrement, en essayant de comprendre leurs pleurs comme tu le dis, soit on est aveuglé et on continue comme ta famille. 

    Comme dit Unicks, il y a aussi les pleurs/chouinements et c'est la spécialité de ma fille. Je la reprends régulièrement en lui disant que je ne comprends pas quand elle pleure et qu'elle m'explique ce qui ne va pas au lieu de chouiner! C'est vite agaçant. 

    4
    Emma June Profil de Emma June
    Mardi 21 Mai 2013 à 15:50

    @Cleophis: Oui c'est clair que c'est ancré en nous! Parfois, ça m'échappe aussi quand c'est vraiment 'rien du tout' mais je me reprends!

    Après, chouiner pour chouiner effectivement, c'est saoulant! Mais souvent, c'est l'équivalent de nos "râleries" (type "j'ai pas envie de me lever/aller au boulot/il fait moche, ça craint....),non?

    5
    Lundi 27 Mai 2013 à 15:31
    Vaallos

    Je pense qu'accompagner le sentiment est une bonne voie pour donner confiance, et justement rendre plus fort. Nier ses sentiments, quand on est adulte, ça prend beaucoup d'énergie, et au final non seulement le sentiment est toujours là (voire même accentué) mais en plus on n'a rien fait de constructif pour le dépasser. Autant apprendre dès le plus jeune âge, quand on est encore tellement et si bien connecté à soi-même, à les identifier, à les comprendre, à se comprendre, et à les dépasser sans l'aide de personne.

    6
    Emma June Profil de Emma June
    Lundi 27 Mai 2013 à 15:40

    @Vaallos: Tout à fait d'accord. Pas toujours évident, mais on fait au mieux!

    7
    Dimanche 2 Juin 2013 à 16:19
    Vanette

    Bad Baby a deux ans et demi... il est hyper sensible, et pleure rapidement et/ou a peur de beaucoup beaucoup de choses (comme l'ombre des pigeons (qui passent devant le soleil) dans le salon, par exemple). Mais il est hors de question de le traiter de chochotte ou de le moquer, ou pire, de nier ses peurs. On* les affronte avec lui (on sort voir les pigeons et le soleil), on lui explique, on le câline, on le console... Je voudrais bien voir qu'on traite mon ptit mec de chochotte, tiens ! :)

    Par contre, pour  les chouinements, je hausse légèrement le ton... chez Bad Baby, un chouinement qui n'en finit pas peut être un début de mini caprice !  On les reconnait entre mille. ^^

    (* on = son papa et moi, car il pense exactement pareil)

    8
    Emma June Profil de Emma June
    Lundi 3 Juin 2013 à 07:33

    @Vanette: C'est clair, en tant que parents on a le décodeur à pleurs/chouinements et après, on agit en fonction!

    Mais encore ce week end, mon beau-père et Misterpapa disait à mon fils "Les grands garçons, ça pleure pas"gnagnagna! ARGHH nan mais je te jure!! Ils ont de la chance que j'ai décidé d'arrêter de crier mais du coup, j'essaye de le rapprocher de moi et de lui dire "Vas-y c'est bon, t'as le droit de pleurer, ca va passer!" et en général, ca passe bien + vite de cette façon!

    Merci pour ton com.

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