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    En vacances sans bébé?

     Comme je l’ai évoqué dans l’article précédent, je me sens investie  de mon rôle de mère qui pour moi ne peut pas s’ôter à l’envie.

     

    En vacances sans bébé?


     

       MisterBB est là parce qu’on l’a voulu, c’était notre choix pas le  sien.

     

     Prendre des vacances de lui me parait tellement étrange…


    En vacances sans bébé?

     Comme si on envoyait notre homme en vacances chez s a  mère pour pouvoir respirer un peu (tiens, bonne idée ?!), mais au-delà de ça, quand je lui « impose » des vacances loin de moi, je ne peux m’empêcher de me dire que je lui impose à nouveau MON choix- qui ne lui convient pas forcément- mais qu’il doit subir malgré tout.


     Pour l’instant, dans les faits, MisterBB a l’air de plutôt bien le vivre (pas le choix pour nous) mais qu’en sera-t-il plus grand ? Ai-je le droit de lui imposer MA pause ? Est-ce vraiment un DROIT de parent que de prendre congé de ses enfants comme ça ? J’avoue que je m’interroge (ça change! > ironie)

    Pour être bien, nous avons tous besoin de moments à nous, des moments pour faire ce qu’on a envie ou même ne rien faire !

    Mais n’abandonnons-nous pas ce privilège (au moins momentanément) en mettant au monde un enfant ?

    A partir de quel âge peut-on se dire que lui aussi à besoin d’une pause de parents ? (et que donc, ça devient du GAGNANT-GAGNANT)

    En vacances sans bébé?

     

     Mon fils a 15 mois, je le trouve encore tellement petit, pourquoi devrais-je trouver normal de m’en séparer ?


     Et si plus grand, les centres aérés ou les colos sont des environnements qui ne lui conviennent pas, en quoi ai-je le droit de lui imposer? Si moi, on m’envoyait de force dans un camp avec un tas de personnes que je ne connais pas et que je n’apprécierai pas forcément, ça ne me plairait pas ! 

      Petite, j’ai eu de très mauvaises expériences de ce gen re de lieux  où mes parents m’envoyaient avec bienveillance pour que je m’amuse et fasse des activités. En réalité, je m’y sentais bien seule, les activités ne me correspondaient pas souvent et je n’étais pas du genre populaire voire limite, tête de turc, je vous laisse donc imaginer les vacances fantastiques et les souvenirs qu’ils m’en restent…

    En vacances sans bébé?


     

     J’espère pouvoir faire au mieux pour que MisterBB passe des vacances qui lui vont. S’il veut tester ce genre de lieux et que ça lui plait, tant mieux, sinon, j’essaierai de trouver d’autres solutions si je peux.


     Bien sûr, il m’use parfois par son énergie inépuisable (j’ai mis au monde le lapin Duracell !) mais me comble par son sourire et sa bouille et quand il n’est pas là, je me sens vide de sa présence.

    En vacances sans bébé?

    Toutes les autres choses paraissent dérisoires et plus si importantes (jme suis guimauvisée, c’est grave…).


     

    Je ne suis probablement pas faite comme tout le monde, car pour l’instant, le laisser plus de 2 jours m’est insupportable et je dois me forcer à ne pas trop y penser pour ne pas virer dingo !

    En vacances sans bébé?



     

    Son bien-être passe maintenant avant le mien car cela m’apparaît comme une évidence. Je me sens responsable de lui jour et nuit sans vacances, ni jour férié car j’ai décidé de l’amener sur cette terre et juré en mon for intérieur, que je ferais tout pour qu’il s’y sente bien.

    En vacances sans bébé?



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  •  Je pense qu’il est temps pour moi de faire mon coming-out maternel : Je suis plutôt mère-poule.

     

    Il parait que Peter Parker s’est fait piqué par une araignée et c’est ainsi qu’il est devenu Spider Man, moi, j’ai développé cette caractéristique avec ma 1ère dose de MisterBB.

     

    Dés que je l’ai senti contre moi je me suis sentie investie par ce rôle de Superwoman Maman et tous mes sens se sont exacerbés : Le toucher pour le rassurer, l’ouïe pour l’entendre au moindre souci , la vue pour le voir de près comme de loin, le goût pour éviter toute déconvenue de petits pots et bien sûr, l’odorat pour la détection ultra-rapide du changement de couches.

    Coming-out (mère poule inside)


     

    Les symptômes (en plus des sens surdéveloppés) de cette pathologie sont là mais je me soigne (ou pas) :

     

    - Ne pas arriver à laisser bébé dans son lit àla materComing-out (mère poule inside)n ité

    (et un peu après aussi). ‘Loin’ de moi, il était agité, n’arrivait pas à s e calmer alors que contre moi, il était apaisé et zen et moi pareil.

    C'était juste des moments de pur bonheur.

     


     

    -Ne pas laisser pleurer bébé et trouver ça normal. Coming-out (mère poule inside)

    Même si je suis exténuée, je ne PEUX pas le laisser avec ses pleurs qui me fendent le cœur et me rappellent que c’est moi qui l’ai amené sur cette terre, c’est donc à moi (ou à l’Homme) de faire le maximum pour qu’il se sente bien.


     

    -Me laisser guider par le rythme de MisterBB et ne pas lui Coming-out (mère poule inside)imposer le mien.

    Il mange comme il a faim (parfois il dévore, parfois il mange peu), il dort autant qu’il a envie (parfois d’énormes siestes, parfois une courte sieste et un coucher le soir sans problème), je lui évite le bruit, les magasins, les sorties aux heures indues et les foules inutiles autant que possible.


     

    -Devenir pro-nounou, alors que nullipare, j’étais totalement pro-crèche (et je pouvais avoir un e place).

     

    Coming-out (mère poule inside)


    Abandonner mon enfant au milieu des autres, avec quelques adultes responsables, c’était pour moi comme le jeter dans une fosse aux lions sans arme. Trop dur, trop tôt, trop difficile à vivre et incompatible avec mon envie ci-dessus.


     

    -Devenir un décodeur de sons de MisterBB :

    Coming-out (mère poule inside)

    Du chouinage basique aux pleurs de douleur ou de mal-être, en passant par les pleurs dignes de l’Actor’s Studio (aussi prompts à apparaître qu’à disparaître), Action-réaction telle est ma devise!


     

    -Inquiétude latente qu’il se fasse mal (faut dire qu’il n’a pas du tout conscience du danger et y va franco ! Il faut être réactive)

    Coming-out (mère poule inside)

    .Apprendre (difficilement) à relativiser et à me dire que les bosses et les égratignures, c’est normal.Les maladies, aussi... Apprendre à le rassurer (voire même de loin si c’est bénin), le soigner en cas de bobo, en évitant de me précipiter style départ de course 4x100m avec un « Oh mon bébé ! mon bébé !Ca va ?! »

     

    -Posage de questions perpétuels sur ce qu’il convient ou non de faire (vaccins, introduction de nouveaux aliments par exemple) et légère perte de repères (au final, pas simple de faire son choix, car hésitation permanente entre les avantages/inconvénients de l’une ou l’autre des possibilités).

    Coming-out (mère poule inside)



     

     

     

    -Et le symptôme le plus flagrant, c’est mon impossibilité de le confier à quelqu’un d’autre sans le voir plus de 24h(2 jours/une nuit).

    Coming-out (mère poule inside)

    J’ai des crampes à l’estomac, j’entends ses gazouillis dans toute la maison, je regarde l’heure en permanence en me disant ‘là, c’est l’heure où il se réveille – là, il mange – là, il fait la sieste – là, il doit jouer ‘ etc.

    Ce n’est pas que je n’aime pas prendre du temps pour moi mais j’ai l’impression de ne pas remplir mon rôle de mère en « l’abandonnant » entre d’autres mains (dans lesquelles je sais qu’il est bien pourtant).

     

     

     

    Pour moi, être Maman n’est pas un rôle qu’on peut enlever comme Spider Man (Encore lui ! jl’aime pas spécialement,hein! N’y voyez aucune fixation particulière!) enlève son costume pour redevenir le timide Peter Parker. On nait Maman et on le reste, à vie et ce n’est pas toujours facile.

    Coming-out (mère poule inside)

     

     

    Je suis une mère-poule mais j’essaie de faire au mieux : prendre sur moi quand il le faut et suivre mon instinct pour d’autres.

     

    Je sais au fond de moi qu’il faut que j’arrive à combiner tous les aspects de ma vie sans me sentir (trop) coupable de ne pas être QUE mère à 100%. J’essaie, un pas après l’autre.

    Coming-out (mère poule inside)


     

    Comme toutes les mamans (et papas, sûrement) j’essaie de trouver la combinaison gagnante pour faire de MisterBB un enfant heureux et épanoui.

    Coming-out (mère poule inside)


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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     D’abord c’est quoi être féminine ?

     

    Etre féminine...ou ne pas être


     

    Portez les cheveux longs, des jupes avec des talons, adorer les chaussures, le vernis et les sacs à mains et vouloir changer de garde-robe à chaque nouvelle mode ?


     

    Personnellement, je ne veux pas avoir les cheveux longs et lisses comme les poupées. J’ai les cheveux courts parce que j’aime ça, parce que c’est ce qui me va le mieux, parce que je ne souhaite pas mettre 3 heures à me coiffer pour me faire un brushing, un lissage ou que sais-je. Suis-je un homme ?

     

    Etre féminine...ou ne pas être


     

    J’aime les pantalons, je surkiffe les pantalons, je me sens bien dans mon jeans. Quand je suis en jupe, je suis mal à l’aise, j’ai peur du moindre coup de vent, je dois penser à ma position quand je suis assise, quand je marche, quand je monte un escalier. Je sens les regards des mecs qui s’attardent sur moi alors que si j’avais été en pantalon, ils ne m’auraient même pas calculée et ça, ça m’énerve !

    Une fille en pantalon n’est pas digne d’intérêt en somme ?


    Etre féminine...ou ne pas être

     

    Les talons, je reconnais que ça peut être beau (pas trop haut non plus) mais sur les autres ! Alors oui, ça affine la jambe et me fait mesurer plus d’1m70 mais j’ai l’air d’une godiche quand je marche, j’ai mal au dos, mal aux pieds donc au final, ça casse un peu les avantages de la chose ! Quand je vois les émissions de relooking où ‘Miss Magnifaïque’ ne peut s’empêcher de mettre des talons à toutes les femmes sous prétexte que sinon, elles ne seront jamais des vraies femmes, je dis STOP.

    Ces filles à talons ne peuvent pas, sérieusement, traverser la ville à pied, ni parfois aller à la boutique qui se trouve à 500m de là ! Ces filles là ne marchent pas. Elles piétinent, trottinent, c’est joli mais ça ne va pas bien vite et moi, je suis désolée, mais quand je marche, en général, c’est pour aller quelque part et pas à 2 à l’heure si possible.

     

    Etre féminine...ou ne pas être


     

    Bref je ne suis pas féminine selon toutes ces idées. Je suis juste une femme, qui aime faire ce qu’elle a envie et cela, même si ce n’est pas considéré comme ‘féminin’. Je ne veux pas être enfermée dans un stéréotype, un carcan, un modèle de femme imposé par la société et notamment, les désirs de ces messieurs.

     

    Etre féminine...ou ne pas être

     

    Le rose pour les filles et le bleu pour les garçons, on ne va peut-être pas non plus s’enterrer dans les clichés jusqu’en l’an 3000,si ?

     

    Je prends toujours le soin d’être ‘présentable’ par respect pour moi-même et pour les autres (je suis civilisée quand même) Je me maquille (un peu) et je me coiffe, la vie normale en somme. Mes vêtements sont divers et j’ai, bien sûr, quelques vêtements de fille (aucun rose, par contre, c’est contre ma religion) mais en général, j’essaie de les mettre en gardant ma décontraction et mon style (de jeune fille-pas de commentaire !).

     

    Etre féminine...ou ne pas être





    Mais non je ne sors jamais sans soutien-gorge,

    sauf de dos


     

    Je ne me sens pas spécialement flattée que l’on me regarde même si c’est positif /parce qu’on me trouve jolie. Je n’ai pas besoin de ces regards pour m’apprécier moi-même.

     

    Etre féminine...ou ne pas être


     

    Non, je n’ai pas un énorme ego(du tout).  J’ai juste compris rapidement que ce ne sont pas les autres qui font notre valeur et je trouve ces artifices de ‘femmes’ vraiment « too much »(surtout quand ils sont cumulés). De l’apparence, de la superficialité, tout ce que je ne souhaite pas renvoyer comme image de moi.

     

    Je suis brute de décoffrage, je suis cash(un peu trop sans doute). Je peux plaire à certains et pas à d’autres. Mais dans tous les cas, je  veux plaire pour ce que je suis et j’essaie de faire coller mon image à mon ‘moi’ intérieur.

     

    La société d’aujourd’hui renvoie une image de la femme qui est à mes yeux vulgaire et peu flatteuse.

     

    J’ose espérer que la majorité des femmes a autre chose à montrer et à offrir que toute cette superficialité.

     

    Etre féminine...ou ne pas être


     

     Parce que, pour moi, une femme/jeune fille est pleine de qualités que parfois, elle oublie elle-même à force de se préoccuper du regard des autres et de ce que la société attend d’elle.

     

    Etre féminine...ou ne pas être


     

     

     


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    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)


    Dans les rares moments où il me venait à penser que j’aurais un enfant.

    Je ne me suis toujours vu qu’avec une fille.

    Une évidence allant de soi.

    Je ne suis pas adepte du cliché mais il est vrai que dans ma tête :

     

     Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)

    Fille =cérébrale, réfléchie, plus calme, plus mature, jeux calmes




    Versus

     

     

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)



    Garçon=impulsif, impatient,bruyant, toujours dans l’action, immature


     

    Alors, forcément, vu comme ça, une fille était pour moi obligatoire.

     

     Elever une fille me paraissait plus simple, plus naturel et me faisait moins peur. Je ne voulais pas jouer à la poupée, la coiffer/l’habiller etc. ; je voulais juste un enfant dont je sois proche et je ne voyais pas comment je pourrais gérer un garçon dont les intérêts et le caractère me semblaient être en totale opposition avec moi.

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)

     Pour moi, une personne a toujours un sexe, c’est notre genre, notre caractéristique fondamentale. On n’agit/ne réagit pas de la même manière selon que l’on rencontre/soit  un homme ou une femme alors pourquoi le sexe d’un bébé ne serait pas important ?

     

    Je voulais accueillir une nouvelle personne que je me sente capable d’élever et d’aimer et je ne sais pas pourquoi, c’était une fille dans mon cœur.

     

     Quand j’ai rencontré l’Homme, lui aussi s’imaginait mieux avec une fille. Quand je suis tombée enceinte, nous avions donc tous les 2 dans l’idée qu’une fille serait l’idéal pour nous  et nous nous y voyions déjà. Dés que nous croisions un couple avec une petite fille, nous étions attendris et à l’inverse, quand nous croisions un couple avec un garçon (souvent turbulent et bruyant> malchance ou hasard ?), nous nous disions ‘Faites que ça ne soit pas nous ‘.

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)

     

    Et puis, et venu le jour de THE échographie. Celle où l’on SAIT(récit ). Et quand j’ai VU, DE MES YEUX VU, que c’était un garçon, ça a été un vrai choc - un coup au cœur.

     

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)

     

    Comment ça, ça ne correspond pas à la commande?


    J’étais rassurée que tout aille bien pour mon bébé mais les larmes sont montées, ma vue s'est brouillée et dés que je suis sortie de la salle d’écho, j’ai pleuré. Je me sentais coupable d’être triste mais je l’étais. C’était dur.

    Personne ne me comprenait vraiment.

    L’Homme s’est vite fait à cette nouvelle idée.

    Moi, il m’a fallu du temps.

     J’ai pleuré encore les jours suivants et puis de moins en moins. Je me sentais vraiment coupable mais il fallait que ça sorte, que je fasse le deuil de cette « petite fille imaginaire » que j’avais portée 5 mois dans ma tête .

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)

    Les jours ont passé et finalement, plus vite que je n’aurais cru je me suis préparée à « l’inconnu » : Un garçon. 

    (Malgré les remarques qui me donnaient des envies de meurtre,du style «Une fille c’est plus calme/c’est mieux mais tu verras, un garçon, c’est bien aussi et sinon, t’en fera un 2ème »>Mais bien sûr ! Et si le 2ème c’est un garçon aussi, y a échange ou remboursement? !)

     

    Nous lui avons vite cherché un prénom et nous l’attendions de pied ferme.

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)Mais les questions se bousculaient : ‘Comment allais-je pouvoir me sentir proche d’un être si différent ?Allions-nous pouvoir partager des choses ensemble ?Comment arriverais-je à le comprendre ?’



    Pas de soucis, tout va bien, je respire encore...

     

     Et puis, il est arrivé. Et au jour le jour, je sens une complicité entre nous que je n’aurais jamais imaginée.

     

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse) (Vas-y,verse ta larme... personne regarde)


    Il est câlin, taquin, plein d’humour et certes casse-cou et impatient mais au final, je me dis qu’il me « correspond »bien, je l’aime plus que tout au monde  et je n’arrive même plus à imaginer ce que ça aurait pu être d’avoir une fille(l’esprit est tordu !).

     

    Je ne suis pas allée jusqu’à faire des calculs ou des régimes pour avoir le sexe souhaité alors que je savais que je n’aurais ‘qu’une chance’(On ne veut qu’un enfant mais c’est un autre débat ! à suivre) .

     

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)


    J’ai laissé faire le destin et au final, il a bien fait les choses et m’a apporté l’enfant qui me correspondait et peut-être qu’avec une fille ça n’aurait pas été plus « naturel » ou « simple » car il y a des côtés ’fille ‘qui ne plaisent pas du tout non plus : le rose, les princesses, les paillettes, les cris stridents  et j’en passe. J’aurais pu avoir une fille totalement différente de moi aussi.

     

    Entre l’enfant réel et l’enfant imaginaire, il y a un tel gouffre qu’on ne peut pas savoir à l’avance comment il sera et comment on sera en tant que mère (surtout pour le 1er). Je pense que j’avais besoin pendant les 1er temps de me rassurer ‘virtuellement’ et une fois que j’ai su concrètement, il ne me restait plus qu’à me préparer et à me rassurer, autrement.

     

    C’est pour ça que savoir le sexe était pour moi PRIMORDIAL car cela m’a permis de mettre une réalité sur ce bébé qui allait changer nos vies, j’avais besoin de cette préparation psychologique.


    Je sais que c’est un sujet tabou mais j’espère que mon témoignage permettra à celles/ceux qui ne comprennent pas, d’avoir un œil nouveau (et compréhensif) et pour celles/ceux qui le vivent de se sentir moins coupables et de se dire qu’au final, l’enfant qu’on accueille est fait pour nous, quelque soit son sexe car même si fille et garçon sont différents, dans TOUS LES CAS, l’enfant imaginaire sera (sûrement) différent dans la réalité, même avec le sexe souhaité.

     

    Quand la cigogne déconne...ou attendre X et recevoir Y (ou l'inverse)



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    Naïve que j’étais, je pensais que les écographies étaient toujours des moments de félicité et de gagaterie parentale (hormis en cas de maladie, etc.)
     
    Bref, pour moi, bien qu’il n’y ait pas eu d’anomalies particulières, ces moments ne m’ont malheureusement pas laissés de très bons souvenirs exception faite de la toute toute première (non « officielle », pour confirmer que j’étais bien enceinte) Là, j’ai vu un mini-cosmonaute grand comme un haricot mais avec déjà un cœur qui bat.
     
    La 1ère échographie (officielle) : J’y suis allée avec l’Homme, toute heureuse et impatiente de voir enfin ce bébé qui était en moi.
    L'enfer des échographies

    La gynéco (que je ne connaissais pas) était aimable comme une porte de prison. Une voix sèche et un ton impératif (« Déshabillez-vous ! » « Mettez-vous  là ! » « Pas comme ça ! »etc.)

    Je n’aime déjà pas les gynécos en temps normal, là, j’étais servie…

    L'enfer des échographiesComment ça, j'suis pas aimable?

     

    ELLE m’a fait une échographie par sonde vaginale car soi-disant c’était mieux (cela dit, de par tous les témoignages recueillis j’ai été une des seules à avoir du subir ça, mais passons) Très désagréable, le truc est ENORME et donc,douloureux quand ELLE y allait un peu fort, j’ai tenté de lui dire de faire doucement mais ELLE m’a dit « C’est comme ça, de toute façon je ne peux pas faire autrement » (Non, évidemment! Vu votre douceur et votre gentillesse…).

     

     L’écran était tourné vers l'Homme et vers ELLE, de telle sorte que je ne le voyais que de biais et il fallait que je me contorsionne pour voir quelque chose ! Bien évidemment, si je me penchais trop, ELLE me remettait à ma place en me disant de ne pas bouger…

    Bref, j’ai quand même pu entrapercevoir mon Petit Bébé de profil, faire des bulles et bouger, mais vraiment très peu et pas dans un contexte très propice. Les 'photos' prises n’étaient pas très top non plus, bref, que du bonheur.

    Je lui en veux encore de m’avoir gâché ce moment.

    L'enfer des échographies

                                                 On fait moins la maline, maintenant!

     

     

    Je sais que les échographies sont des moments « médicaux » pour vérifier que tout va bien mais, en tant que professionnels de santé, ils devraient aussi être assez humains et intelligents pour coupler cela avec un moment spécial et unique pour les parents (il n’y en a que 3 en 9 mois donc on aimerait pouvoir en profiter !)

     

     

    La  2ème échographie: Celle où on découvre le sexe du bébé (si on veut).  L’Homme était en déplacement pro (nous en étions tous les 2 très tristes mais c’est comme ça). Du coup, j’avais demandé à ma meilleure amie de m’accompagner mais elle n’a pas pu à cause d’une alerte de neige ce jour-là qui m’a fait avancer mon RDV(à la maternité et pas dans le même cabinet que pour la 1ère). J’y suis allée avec une connaissance pour ne pas être seule. La gynéco et son étudiante n’ont pas voulu qu’elle rentre avec moi car elle n’était pas de la famille ! (Ce n’est pas comme si j’avais ramené 12 personnes il me semble, mais bon) J’ai donc du y aller seule. Là, ELLES étaient plutôt sympa je reconnais : « - On regarde si tout va bien, et après on vous montre le sexe si vous voulez savoir »  «- Oui, je le veux ».

    Depuis 5 mois, je pensais avoir une fille, l’Homme aussi, on réfléchissait au prénom, on se voyait bien comme ça, c’était une évidence pour nous.

     

    ELLES m’ont dit « -Allez, on vous montre et on vous laisse deviner »

    L'enfer des échographies

    J’ai tout de suite vu que c’était un garçon, j’ai eu du mal à retenir mon émotion, j’ai juste lâché «-C’est un garçon ».


                                                                         Oui, j'ai un zizi et alors?!

     

    ELLES « -Ouais!C’est super un petit gars, hein ? » silence « Euh, ça va ? Ce n’est pas ce que vous espériez ? Mais vous allez voir, c’est super ! »On sort les ballons et les cotillons...

    Je laisse cette partie en suspens, car j’en reparlerai dans un futur aL'enfer des échographiesrticle.


    Je dirai juste que je n’ai pas vécu cette échographie l’allégresse au cœur (d’autant plus que j’étais seule).



    Contente quand même (au fond) que tout aille bien.

     

     

     

    La 3ème échographie : Là, c’est plutôt une question de ‘malchance ‘ vu que le bébé ne voulait pas enlever les mains de son visage, donc on ne l’a quasiment pas vu(l’Homme était là). On ne pouvait plus le voir en entier (vu sa taille), bref, on n’a vu que des ombres et des contours. Pas un souvenir à couper le souffle…

    L'enfer des échographies

     




    Coucou me voilà!

    Tu vois mes oreilles, c'est déjà pas mal!


    Mais à ce stade, on n’était plus tellement déçus, on savait qu’il n’allait pas tarder à nous rejoindre dans la vraie vie.

     

    J'avais envie de partager ça car c’est quelque chose qui me tenait à cœur. J’ai conscience que ce ne sont que des incidents minimes mais pour moi, c’était important et je l’ai mal vécu sur le coup même si, ensuite, j’ai relativisé.

    Personne n'en parle trop ou alors toujours comme un moment super, alors...

     

    Et vous, vos échographies ?

    Très bons souvenirs ? Souvenirs mitigés ?

    Pensez-vous que le bien-être des parents est secondaire?

     


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